Pourratures

Des trucs écrits, des trucs et cris, détruques aigris.

03 décembre 2007

Et si un jour moi aussi je me mettais à entendre la narration de ma propre vie ? Je m'en fous. Qu'on me le dise, je m'en fous. Je cherche juste à savoir qui écrit tout ça ? Qui tire les ficelles ? Qui décide de ce qu'il  y a à écrire ou non ?

Et si, ce soir là, il n'y avait pas eu de ticket de caisse ? Si ce soir là j'avais dis non à Plum ? Qui a décidé que ça se passerait comme ça ? Le point de départ. Qui ? Non Harold Crick ne m'a pas traumatisé. Harold Crick m'a fait comprendre que j'étais. Harold Crick semble avoir influencé une chose en moi. Elle. Je ne veux pas que le livre se termine. Je veux une histoire nouvelle à chaque pages qu'on tourne ensemble.

Je veux fumer des joints sous un velux étoilé, je veux boire 18 canettes de Coca en deux jours avec elle. Je veux tailler son sourire avec la pointe de mon index et voir ses yeux suivre la trajectoire de ses lèvres. Harold Crick m'a donné envie de tout ça. De ne pas vivre ma vie comme il faut la vivre, mais plutôt comme j'ai envie de la vivre. De saisir chaque opportunité sans rien gâcher. Je ne veux plus gâcher, je ne veux plus d'avant. Je ne suis pas un autre "homme". Je ne change pas. Je vois autrement. Je prends plaisir à t'écouter t'endormir. Je prends plaisir à me serrer contre toi, le lundi matin dans le wagon du métro.

Harold Crick ne m'a pas rendu amoureux. Harold Crick m'a ouvert un oeil. Il m'a fait comprendre que le passé. Aussi blessant qu'il soit est le passé. Qu'il ne faut en vouloir à personne. Que ce qui compte aujourd'hui c'est le présent. Ce qu'il y a de bien dans le présent c'est que nous sommes les seuls à nous y conduire. Pas de futur ? et alors ?  Nous avons un présent. Ton monde que je ne comprends pas vraiment, celui qui mène la barque dans ta caboche. Tout ceci me plaît. Je ne veux plus copier, faire semblant. Ton monde fait parti de toi. Je le prends avec toi. Et ne m'y opposerai pas.

Noël approche à grand pas. Et je ne suis même pas triste. Noël, je le ferai seul, comme chaque année et je m'en fous. Noël peut crever, la roue continue de terrer. Burry Christmas ? Non. Non car je crois que cette fête rend heureux. Des fois. J'ai envie de mettre mon poing dans la gueule à Virgile, pour ce qu'il est. Je suis heureux de vouloir détruire la gueule que je lui imagine. C'est la première fois que je veux péter la gueule à un héros de livre. J'ai le sourire qui me nargue. Alors je me laisse aller.

Et puis quand je me réveille. Je sens ton souffle au creux de mon épaule. Et pour moi c'est déja Hanoëlle. Un jour j'aimerai savoir qui tu as été. Un jour, ou une nuit. Vu qu'en ce moment.

L'horloge s'est arrêtée à 23:43 et vous me copierez 1 fois "je suis libre"

Commentaires

    Un jour, oui.
    Ou une nuit.

    Si tu me chatouilles assez fort ^^

    Copié par Noaime, le 03 décembre 2007 à 23:55

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